III) Une violence Implicite, conséquences psychologiques.

III) Une violence Implicite, conséquences psychologiques.

Toute cette publicité, influence parfois la psychologie humaine, les comportements des individus  et leurs relations avec les autres, avec les produits et les services. Nous nous « humanisons » grâce à certaines « valeurs » : les valeurs qui motivent notre engagement sont la liberté, la fraternité, comme il est écrit sur le fronton des mairies de notre pays. Mais aussi l’amitié, le partage, la tolérance et le respect de la différence, ou encore le souci des plus faibles d’entre nous. Mais les seules valeurs de la pub ce sont l’argent, la compétition et la loi du plus fort. Aujourd’hui, la publicité est omniprésente. Pas de journal sans annonceur, pas de coin de rue sans affiches publicitaires, pas d’émission de télévision sans réclame. A tel point qu’elle est devenue un objet culturel en soi qui compte admirateurs et détracteurs (exemple : culture pub). Nous somme, nous même des supports publicitaire, nous portons des habits, des chaussures, de marque (nous faisons de la publicité gratuit) !

            L’accès à la consommation de masse s’associe alors à une certaine idée du progrès et à l’amélioration des conditions de vie. Nous nous sommes interrogés sur les moyens employés et les méthodes utilisées ainsi que les méthodes de régulation. Le Bureau de Vérification de la Publicité (BVP) a pour devise : « séduisez-moi mais ne trichez pas ». Où s’arrête la séduction, où commence la triche ? Il existe bien des règles déontologiques, ou plutôt des recommandations. Comme l’obligation de mentionner des informations importantes sur un produit, notamment le crédit à la consommation. Mais qui lit les textes défilant à vitesse grand V en bas de son écran de télévision ?

On associe également à certains produits des vertus médicales, et plus généralement une quête du bonheur, du bien-être. Qui plus est, le monde publicitaire possède une capacité étonnante à s’adapter au contexte social, voire à s’approprier des préoccupations civiques ou humanitaires quitte à se faire le défendeur de telle ou telle cause. Il devient difficile de condamner une approche publicitaire qui promeut le bonheur des enfants, le respect de l’individu, la protection de l’environnement… On peut d’ailleurs interpréter cette forme de publicité comme une réelle volonté de sensibiliser la population.

Comme par exemple : http://www.youtube.com/watch?v=9XbzOazYSs0 (visible sur le site)

 

 Les publicitaires font appel quelquefois mais très rarement à l’intelligence et au raisonnement du client potentiel en lui offrant une publicité informative. Plus souvent, les techniques publicitaires font intervenir certains automatismes mentaux, cherchant plus à frapper l’imagination qu’à convaincre rationnellement (technique du slogan, matraquage publicitaire). Enfin, une stratégie de plus en plus utilisée consiste à s’adresser à l’inconscient du consommateur à l’aide de messages suggestifs. C’est le cas lorsqu’« une femme très svelte à moitié nue mange un yaourt ». Par suggestion et associations d’idées, la publicité cible son message vers des segments précis de clientèle. Mais nous pouvons aussi citer des techniques interdites comme les images subliminales (Subliminal veut dire "sous la conscience". L’image subliminale est une image qui est indécelable à l’œil nu mais que le cerveau traiterait malgré tout).

Exemple au ralentie d’image subliminal : http://ophtasurf.free.fr/imagesubliminale.gif (visible sur le site) Regarde attentivement !

Exemple de conséquence possible sur l’inconscient :

            On a beau acheter par nous même certains produits, c’est l’inconscient qui est touché par la pub et pas nous même. Ainsi on se sent moins coupable quand par exemple l’on achète une grosse voiture chère alors qu’une simple petite voiture nous suffirait.

http://www.youtube.com/v/Js2KTrA0WGw&feature=player_embedded (visible sur le site)(à commenter a l’oral)



 Nul doute que la publicité s’apparente ici à une science qui étudie la psychologie du consommateur. Cette forme de publicité ne représente-t-elle pas un danger, une sorte d’étau psychologique moderne ?  Le viol des foules, du socialiste allemand Serge Tchakhotine. Étudie le rôle de la propagande hitlérienne à la radio, il en tire la conclusion que celle-ci a permis le contrôle des esprits en diffusant des slogans usant des techniques publicitaires. La thèse s’inspire de la psychologie. Par certaines pratiques, on peut affaiblir la faculté de résistance et d’autant plus chez la masse dont le niveau intellectuel bas »

Par exemple, dans cette publicité, Surcouf traite l’homme de chien Fidele et obéissant (implicitement):

http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=597216surcouf.jpg

            Des mouvements « anti-pub » se sont développés depuis quelques décennies. Certains insistent sur les effets psychologiques de la publicité, d’autres sur la dégradation de l’environnement et du paysage (destruction des forêts pour le papier, pollution visuel, etc.), d’autres enfin sur le caractère sexiste de certaines publicités. D’autres groupes s’attachent au contraire à souligner le caractère culturel de la publicité, son côté novateur, expérimental, voire artistique. C’est l’objet de quelques émissions, par exemple la fameuse émission « Culture Pub ».Certain détracteur de la pub, comme les « casseur de pub » (crée en 1999) décrive cette dernière comme  « une machine a casser la personne humaine. La pub ne veut plus d’humains, de citoyens, elle veut des consommateurs. Elle réduit chacun de nous a un moyen : la consommation. La publicité nous impose la fausse idée que l’unique sens de la vie est la consommation. » Mais cependant, les admirateurs de la pub, déclarent « la publicité est un art comme un autre. »

C’est tout de même le consommateur qui décide au final.  « Notre implication dans le processus de consommation est en effet importante. Il ne faudrait pas exclure ce consommateur qui participe grandement à huiler les rouages d’un système dont il profite. Il existe également des magazines d’information qui apportent aux consommateurs attentifs des données techniques et comparatives. » Nous pouvons conclure que le problème de l’obésité aux Etats-Unis, attribué aux barres chocolatées et autres sucreries en tous genres, est en grande partie due à une façon de vivre qui délaisse l’exercice physique au profit de la voiture et de la télévision. En effet des études ont pu démontrer que dés leur plus jeune âge, les enfants peuvent reconnaître des marques.

La publicité utilise tous les types de supports. De la télévision au papier journal, de l’affiche  au SMS, jusqu’au Spam. N’existe-il pas une confrontation entre espace publicitaire et espace public ? Certains parlent de privatisation de l’espace public au regard de la liberté individuelle bafouée. La publicité imposerait des représentations, formaterait les esprits. Un certain endoctrinement de notre société de consommation. Particulièrement visible dans le fait que les marques imposent leurs codes et contentent le besoin qu’ont les gens d’appartenir à un groupe.

            Un message publicitaire, pour être efficace, doit être simple (et pour être facilement assimilé utiliser des valeurs universelles). Depuis que la publicité a investit le champ politique, le débat s’est appauvri, l’esprit critique et l’argumentation se sont effacés derrière la sacro-sainte communication.

Le marketing politique est particulièrement visible sur les professions de foi électorales qui ressemblent désormais à des dépliants publicitaires. Le message est aseptisé, consensuel.



 

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